Servir en hospitalité avec la Route Chantante

Vivre la Route Chantante, c’est aussi participer au Pèlerinage National en prenant part à l’un de ses services. Dans cette deuxième partie de notre belle aventure, tu as la possibilité de te mettre au service des malades en rejoignant les hospitalités. Hospitali-quoi ? Explication avec Margerie et Grégoire !

Vous avez dit hospitalité ?

Le 18 janvier 1862, l’évêque de Tarbes déclare que la Vierge est bien apparue à la jeune Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle. Cette même année, Catherine Latapie, originaire de Loubajac, est la première miraculée. 2 ans plus tard, en 1864, la paroisse de Loubajac organise le premier pèlerinage officiel.

Les processions s’accroissent, accentuées par l’extension des lignes de chemin de fer qui conduisent jusqu’à Lourdes. Les pèlerins sont de plus en plus nombreux, les malades affluent dans l’espoir d’une guérison. 

S’ils sont pris en charge par des religieuses, celles-ci ne sont rapidement plus assez nombreuses. En 1880, de façon assez spontanée, de bonnes volontés leur prêtent main forte et se mettent au service des pèlerins et des malades qui ont répondu à l’appel de la Vierge : venir à la fontaine, boire et s’y laver. C’est ainsi que l’Hospitalité de Lourdes voit le jour.

Être hospitalier

Le rôle de l’hospitalier est donc d’accueillir et d’accompagner les pèlerins malades qui se rendent à Lourdes.

Grégoire et Margerie sont tous les deux des habitués de Lourdes et de ce service qu’ils ont découvert avec la Route Chantante.

« En hospitalité, les journées sont denses : du lever au coucher des malades, il y a 1001 choses à faire pour être vraiment là pour eux. Le plus important, c’est sans doute de leur sourire. Servir dans les hospitalités, au plus près des malades, c’est une mission riche en émotions, en don de soi et en humilité » explique Grégoire

Ces moments partagés avec les pèlerins sont des instants marquants. Les malades montrent leur état le plus humble, leur cheminement vers la Vierge et leur confiance en une guérison, intérieure comme extérieure. L’hospitalier partage avec eux un quotidien parfois difficile et les rejoint dans leur souffrance pour l’adoucir. Ce sont des liens privilégiés et très forts qui se nouent à travers ce service.

D’années en années, je suis revenue dans ce même service. Je reconnais et je suis reconnue par les malades et par les autres hospitaliers. Ensemble on chante, on danse, on prie, on partage des petits moments touchants, et des grandes séquences émotions” raconte Margerie

Cette expérience ne laisse pas indemne puisqu’à l’occasion des 150 ans du Pèlerinage National, Margerie a pris, avec son mari et des amis proches, la décision de s’engager à revenir chaque année à Lourdes.

La particularité du service avec la Route

La Route ne s’arrête pas une fois arrivés à Lourdes. Nous continuons à vivre autant que possible des moments ensemble, à travers le chant, l’animation de temps de prière, d’offices, et en chantant directement dans les hospitalités qui accueillent les malades ! Ces multiples missions sont-elles compatibles avec le service des hospitaliers ? (Spoiler : oui)

“D’un côté pratique, en plus du lever, du coucher, et d’une présence à la pause déjeuner, le service fonctionne par garde. On s’arrange pour être présent une matinée, un après-midi et une nuit et c’est tout à fait compatible avec d’autres activités du pèlerinage comme… Chanter, animer les services, prier, ou faire la sieste !” explique Margerie

Pour Grégoire, “il faut arriver à trouver l’équilibre personnel entre investissement dans son service et investissement pour la Route. Certains choisissent de s’investir à 100% dans leur service, d’autres privilégient les temps avec la Route. Toutefois, le programme de la Route est adapté en conséquence pour dégager des temps de repos, et permettre à chacun de trouver son rythme plus facilement”

Participer à la Route Chantante en choisissant de servir dans les hospitalités permet d’aborder le Pèlerinage d’une façon très différente.

“C’est une expérience exigeante mais où l’humilité des personnes qui nous sont confiées est une véritable grâce. Je ne peux que recommander ce service pour ceux qui voudraient vivre un pèlerinage à 200%, se faire serviteur des tout petits, à l’instar de Ste Bernadette, et rentrer chez eux gonflés de joie et d’espérance !” raconte Grégoire 

Alors, convaincu ?